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Une sélection de mots plein de sagesse par JPV
Oeillet du haut/bas??
A mon avis, le choix d'oeillet d’écoute est défini par plusieurs critères :
- puissance du couple flotteur/ aileron,
- gabarit,
- conditions,
- affinité de la planche à demander du lift "à plat" ou nez.
L’œillet haut sur les voiles permet un ajout de puissance en redressant la voile, ce qui n'est pas plus mal pour ajouter de la pression. Ceci dit, il faut généralement en parallèle plutôt avancer PDM avec oeillet haut Vs bas, tout autant que mettre la puissance proportionnellement sur la lame. Donc de facto augmenter l’appui.
Cette configuration augmente le bras de levier, et en augmentant aussi parallèlement la hauteur de wish, la valeur de lift. Nécessairement, on doit accorder l’ensemble : il faut aussi que la voile tire plus vers le haut, pour se redresser, qui n’a jamais eu l’impression sinon de se retrouver jambes pliées dans la molle PDM avancé, ou encore avec une planche trop basse et frottements excessifs.
J'estime que c'est aussi dépendant des flotteurs. Une planche puissante & posée s'accommode généralement bien de ce type de réglage, alors qu'on peut tout aussi bien tuer la glisse d'un flotteur plus souple en débordant ses capacités d'appui, moins marquées, ou encore qui lifte plus naturellement.
L’œillet haut me semble intéressant pour calibrer un flotteur plutôt puissant, sur lesquels on a de préférence une position assez bloquée pour pouvoir pousser fort sur les 2 jambes afin de libérer l’ensemble. Ceci veut par contre dire qu'il vaut mieux le physique pour tenir le réglage, ça se ressent dans les jambes, et mieux on maintient cette pression, plus on est à même de faire accélérer le flotteur, sans par contre subir de mouvement de balancier puisqu’on a une tension de l’assiette élevée.
Enfin, ça retend la chute, on observe une voile ouvrant plus spécifiquement en tête et moins loose en chute. Ce qui à priori permet d'obtenir un meilleur rapport aux allures.
A l’inverse avec l’œillet bas, on se cale plus facilement en arrière, sans qu’on soit obligé de tirer sur le gréement excessivement en bordant. J’utilise préférentiellement des planches typées glisse et pour un gabarit comme le mien, je préfère piloter. Ca nécessite moins d’appui aileron pour me caler, donne aussi une valeur de lift légèrement supérieure avec un effort moindre. Enfin, la chute est plus souple et ouvre plus largement, ce proportionnellement à amure identique.
Fonction de ceci, je recherche un calage avec un PDM souvent plus reculé et une voile me tirant à la fois latéralement et vers l'avant, mais pas vers le haut puisque je suis déjà assez redressé, et plutôt soft. C'est de cette façon que je peux jouer le plus proportionnellement avec ma puissance. Enfin, dans le fort, à contrario de la majorité, je recule PDM au lieu de l’avancer, ce en tirant à peine écoute & amure, que la chute continue de respirer le plus possible. Ce qu’on appelle avoir du loose, permettant de surborder pour effacer les grosses risées au lieu de se faire ouvrir. Ceci me permet d’utiliser tout aussi bien une surface très importante dans le fort, tout autant que l’inverse, le PDM reculé facilitant le départ planing.
Ceci additionné, l’œillet haut m’est au contraire déstabilisant, notamment dès que je dépasse la cote d'alerte, parce que je suis dans l'incapacité physique, que ce soit au niveau du poids ou de la résistance (épuisement physique), de contrebalancer une puissance qui :
- m'emporte excessivement vers le haut,
- m’impose un appui pied arrière excessif, ce qui tue la glisse, voire pouvant provoquer cabrage & spin out.
Sur cette position, je perds aussi en capacité de diriger la voile, ce que je préfère plutôt que me sentir chargé et jouer d'une puissance qui de tte façon me déborde, donc que j'exploite mal. Enfin aux allures de cap, on peut considérer que ça favorise plutôt les allures travers & abattues, mais finalement ce n'est pas gênant, à la condition d'avoir un bon réglage : le creux est légèrement plus avancé, mais comme on est plus reculé, on profite de la puissance au bon endroit pour tirer le flotteur et naviguer en foil, ce qui est très efficace pour remonter au vent.
Au final, je ne vais utiliser le réglage oeillet haut que dans la plage basse, or dans ce cas, je préfère bien évidemment changer de voile, voire juger de tte façon si la voile ne se comporte pas mieux en relâchant très légèrement amure, voire écoute.
Conclusion, faut essayer les 2 de tte façon, le choix revient ensuite à chacun du dosage qu’il préfère fonction de ses propres aptitudes, liées à son gabarit & force physique, et de celles offertes par son matos.
A mon avis, plus on a de tension de lignes sur sa planche (rail & scoop), plus un réglage oeillet haut peut être intéressant. Attention alors à la lame qui doit suivre et éviter d'avoir trop de flex/ twist vu la pression additionnelle. Mais bon, tout ça c'est de tte façon une question d'équilibre d'ensemble.
Ceci par rapport à mon ressenti. Je peux tout à fait me planter, mais ce sont mes impressions d'ensemble.
Un p'tit test...
.... De la plage basse
Vent prévu en arrivant de visu : 25/30 moyen à arracher moitié la tête passée par la vitre... Réel une fois à l’eau, pas de bol, ça aura duré le temps de se faire iech à gréer, 14 à 30, 20/22 moyen, terrain hâché court
Matos : JB proto, environ 60L, aileron 25/ 8 mm Ponpon fin (THE pelle ! ), 5.4 warp 08’, 1er déroulé sur le parking, mât gold 4.00.
Ce qui s'appelle se rater grave ! On y croit (pt1 !)
... Et on a bien fait dans une certaine mesure. Réglage relativement rapide suite aux réflexions sur la 6.8, j’applique la même méthode. Une fois sur l’eau, la toile est d’une tenue plus souple (sensible), par rapport à celle de l’an passé ou 2006. Le démarrage au planing s’effectue très bien dès 18/20 nds si on sait lancer le bazar. Bonnes sensations directes après quelques petits ajustements (hauteur wish, écoute, bouts), la toile se pose très (TRES) rapidement dans le vent et permet une navigation calée malgré le peu de ressources.
C’est vraiment agréable, la glisse est facile malgré le sous toilage à 80% et ça arrive même à cranter correctement : 23 max à 65°, 26 à 70° sur de bonnes petites adonnantes : j'aurais accepté pire !
Malgré ces conditions très light, même pas besoin de faire de contre bords après des glissades de plus d’1 km. Le vent est carré, mais même après avoir bien abattu - je cherche quelques risettes, qui me mèneront aux alentours des 35 nds dans les pointes (5 x 2s : 33.7), du petit 31 sur 500 en laissant le skate glisser sur son aire - je remonte facilement à mon point de départ.
1 heure à ce petit jeu du chat et de la souris, le vent ne revenant pas, fin des hostilités. Minis validés.
Question jibes : rotation nickel, relance... Faudrait-il quelque chose pour relancer, ça se termine souvent en attente de l’hypothétique risée qui permettra de redécoller, mais un (et un seul !) donne un petit avant goût : mini à 17.22 / 33.54 début /19.65 en sortie. 24.49 moyen - 9 secondes quand même pour le meilleur pour une fois qu’il restait quelque chose à traire derrière.
A mon avis, 1ere sortie avec des conditions correctes, elle va vite péter les 40 celle là !
Petite nav atypique...
Conditions prévue, tranquillou 15/23 max, je peine à charger durant la douzaine de coups de fils divers et variés, puis ah j’ai oublié la combi, ah les wish, a tiens le... J’embarque au cas zou la petite et la grosse (AB+ 80)... De tte façon, j'ai plus que ça, bref ouf sur la route !
Arrivée sur le spot... Pt1 faut forcer un poil pour ouvrir la portière... Chôô devant !
Yo, ben se sera la p’tiote... je sors la 6.3, le wish, la rallonge, le m... erdeuuuu ! Rââââput1, j’ai oublié les mâts Evidemment, c’est plutôt rares quand des potes ont 2 x 430... Ouaich, j’en trouve un qui a top 460 de, pfouiiii, 1995 au moins, bague fendue, de quoi nav serein quoi !
... Ben z'y go 6.8 et on fait avec... Vraiment pas adapté ( pur CC au lieu de flex top = toile archi plate, pas de creux en bas )... Je le sens bien là déjà. Alors et j’ai quoi comme aileron dans le bac... Je dégaine dessus un bô 40 qui joue à chlonk chlonk... Allez, un sparadrap, ça va être une tuerie !
Clair que plus à l’ouest, faudrait le faire exprès… Tout faux le mec
Voilà donc les résultats d’une 80 (1ère sortie, reçue il y a 15 jours...) en 40 & 6.8 dans un petit 20/35 un peu choppy, 23 à 27 nds moyen.
... Cerise sur le gâteau arrivé sur la flotte, filet en plein travers, ça va être du in/out pour s’éclater au jibe sur des bords de max 1000 m, super, l’ambiance va être chaude, sourire jusqu’aux oreilles des collègues… ‘foirés !
Bref, après s’être battu honorablement sur un peu plus d’une 50 aine de bornes, une vue générale sur les allures et les jibes, ça déboule quand même pas mal un bon poil en vrac, mais vraiment la toile n’avait pas son rendement et calage habituel, ça tirait nawak, total sur l’arrière. M’enfin conséquence de quoi, quand on veut, on peut !
Topic gréer une voile de slalom à la « SKAL »
Quelle que soit la voile de slalom
- enfiler le mât,
- étarquer amure, que le mât soit à fleur de fenêtre pour positionner le wish, tirer celui ci assez fort écoute, sans plus (ni trop ni trop peu quoi),
- relâcher amure, poser cam 2 puis 1, relâcher encore légèrement si trop de pression sur le cam du bas, il faut enfiler la main par l'ouverture et appuyer assez fort avec la paume, mais c'est tout. Une fois qu'on a le coup, faut 10 secondes,
- retendre légèrement amure, passer les cams 3 & 4 : si on les met avant, ils peuvent simplement avoir sauté si on a trop détendu pour faciliter le passage du cam 4, auquel cas les remettre rapidement, (méthode 1 ou 2 quoi),
- finir d'étarquer amure.
Une fois gréé quelque fois et le coup pris, moins de 5 mn sont nécessaires en prenant son temps.
Pour dégréer, pas de précautions particulières sur aucune à part ouvrir les fermetures éclair en priorité, enlever le wish puis relâcher tranquillement l'amure, les cams sautent un à un. Le 1er cam reste généralement en place une fois le reste détendu, que je fais sauter d'une simple pression en passant à main à travers l'ouverture, on retire le mât (pas de bitonio de têtière, ça ne peut pas coincer, terminé on remballe.
Attention : il ne doit jamais y avoir de tension excessive sur les fermetures éclair lorsqu'on les ouvre ou les ferme. Rien de mieux pour en fusiller une. Les ouvrir AVANT de dégréer, les fermer APRES avoir gréé, c'est tout. La voile gréée, elles ont bien droites et sans tension particulière dessus, même avec spacers sur cam.
Quelles que soient les toiles à cam que j'ai eu, aucune ne nécessite 10 mn à gréer : on se plante quelque part sinon.
Si tu ne galères pas, toute méthode est bonne => sans vraiment se presser, on met +/- 5 mn à gréer.
Cam 1 = celui du bas pour répondre à la question précédente. Je mets le cam 2 en priorité, simplement pour mettre le fourreau déjà en forme pour le passer (aussi bien en appuyant sur le fourreau qu'en passant la main à l'intérieur pour appuyer avec la paume, au choix).
Pour dégréer, j'ouvre d'abord les fermetures, je vire le wish. En rendant tranquillement la tension de l'amure, les cam 3 & 4 sautent, puis le 2. Ca ne claque pas violemment, pas de précaution particulière à prendre sauf ne pas relâcher d'un seul coup trop rapidement. J'aide le 1 de 2 doigts pour finir.
_________________ Wind : Starboard IS 83 72 + S2MAUI VENOM 19/20 Windfoil : XT design 218 x 91 + PHANTOM RF 21 + AFS105 2021 (R-810/R-660+stab V2) Wingfoil : AFS Blackbird Midlenght 6,3 + VAYU X-Race 6,5 + Duotone SLICK SLS 5,5/4,5/4 + AFS Performer UHM 97 + AEROMOD Race
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