L'erreur a été de laisser les décisions aux coureurs; Sébastien a bien résumé le problème:
Sébastien.A a écrit:
J'ai toujours dit que le windsurf était un sport de blonds géré par des blonds

Les coureurs, visiblement peu férus d'histoire, ont répété l'erreur qui a été celle de l'ensemble des acteurs du marché à partir du milieu des années 80: promouvoir et mettre toute la lumière des projecteurs sur une pratique très (trop) élitiste à la portée de peu de participants (foil slalom des années 2020 = même combat que les guns des années 85 à 95). Il y en a sur ce forum (Vincent parmi d'autres) qui avaient prédit ce qui allait se passer.
Les coureurs ont tenu à se faire plaisir au détriment de tout le reste et en particulier, au détriment de leurs sponsors:
"Le foil est plus efficace en course, c'est ce avec quoi nous allons courir par défaut".
"On ne veut pas s'emmerder à trimballer trop de matos, on va le limiter au maximum"
"On ne veut pas se faire ch..r à naviguer avec du gros matos, alors on n'enregistrera pas d'ailes au-dessus de 560, ça ne sert à rien, on n'a pas besoin de plus gros, blah-blah" (conséquence: en PWA on n'envoie que rarement des manches dans moins de 12 noeuds, une aberration, alors qu'on court en iQFoil avec 5 noeuds de moins).
Résultats des courses:
- les ventes de matos de foil (iQFoil excepté, grâce à son statut de classe olympique) se sont réduites comme peau de chagrin; le meilleur exemple est Phantom, qui a mis la clé sous la porte
- le marché du matos de slalom aileron, ayant perdu de son prestige, s'est lui aussi cassé la figure, alors qu'il représentait un gros pourcentage des ventes de matériel neuf
- les sponsors vendant moins, ils ont réduit leurs budgets de parrainage et de promotion, et les coureurs n'ont même plus les moyens de se rendre aux épreuves, dont les plateaux sont devenus pathétiques
- pour réduire leurs excédents de bagages (faute de moyens), les coureurs ont encore diminué les quantités de matériel autorisées; donc maintenant, le résultat d'une manche, c'est devenu la roulette russe: les écarts de taille entre deux voiles ou deux flotteurs sont devenus tellement importants que si un caïd a son choix de tailles invalidé par la force du vent qui monte ou baisse dans la minute précédent le départ (ou en cours de manche), il n'a plus aucune chance de remporter sa finale, et souvent ne passe même pas le heat.
Ces successions de décisions débiles ont abouti au marasme actuel.
Pas surprenant dans ces conditions que les meilleurs se tournent de plus en plus vers l'iQFoil, où il n'y a pas un changement de règlementation tous les ans, et où on trouve plus facilement des sponsors.