Ricoune a écrit:
Donc, tu veux dire que si le vent monte et que tu as trop de main arrière, tu relâches l'amure pour réavancer le creux et soulager la main arrière ?
En fait je pense que le biais qui induit ma réponse vient de mon incapacité à imaginer correctement le truc en 3D... par rapport au ressenti.
Comme j'utilise le plus souvent sur ma flaque une voile 9.5 raceboard, qui a peu de rond de guindant mais une grande plage de réglage au niveau de l'écoute, j'ai des difficultés à concevoir la notion de creux qui "avance".
On est d'accord sur le fait que le réglage à l'amure à pour principaux objectifs de bloquer le creux et de faire vriller le haut de la voile, comme tu le dis très justement.
Et sur un voile typée slalom, ce vrillage sera primordial pour évacuer l'excès de puissance et conserver l'équilibre de la voile, avec un creux bloqué et un centre de poussée stable.
Sur ma voile RB, avec peu de rond de guindant, mais un creux de "malade" et une chute tendue pour le petit vent, quand il monte je vais retendre un peu à l'amure, peut-être 2 à 4cm max, ce qui est peu compte tenu de la surface de la voile mais assez logique vu la faible courbure du mât, mais par contre à l'écoute, la plage de réglage est logiquement grande, 10cm. (et même un peu plus...)
Avec ce faible rond de guindant, après étarquage vers un profil plus plat pour être tenable quand ça monte j'ai l'obligation de reculer les bouts de harnais, ce qui est normal pour augmenter la puissance du rappel, mais peut-être aussi parce-que le centre de poussée a lui aussi un peu reculé, bien que le creux en partie réduit soit toujours "bloqué"...
Bref, entre position / profondeur du creux et centre de poussée d'une voile selon son étarquage en fonction des conditions, peut-être y a-t-il aussi des variations en fonction du type et de la conception de la voile ?
Je passe la main aux designers et autres spécialistes en aéro pour éclairer ma lanterne.