mistral4u a écrit:
Ricoune a écrit:
Donc, tu veux dire que si le vent monte et que tu as trop de main arrière, tu relâches l'amure pour réavancer le creux et soulager la main arrière ?
En fait je pense que le biais qui induit ma réponse vient de mon incapacité à imaginer correctement le truc en 3D... par rapport au ressenti.
Comme j'utilise le plus souvent sur ma flaque une voile 9.5 raceboard, qui a peu de rond de guindant mais une grande plage de réglage au niveau de l'écoute, j'ai des difficultés à concevoir la notion de creux qui "avance".
On est d'accord sur le fait que le réglage à l'amure à pour principaux objectifs de bloquer le creux et de faire vriller le haut de la voile, comme tu le dis très justement.
Et sur un voile typée slalom, ce vrillage sera primordial pour évacuer l'excès de puissance et conserver l'équilibre de la voile, avec un creux bloqué et un centre de poussée stable.
Sur ma voile RB, avec peu de rond de guindant, mais un creux de "malade" et une chute tendue pour le petit vent, quand il monte je vais retendre un peu à l'amure, peut-être 2 à 4cm max, ce qui est peu compte tenu de la surface de la voile mais assez logique vu la faible courbure du mât, mais par contre à l'écoute, la plage de réglage est logiquement grande, 10cm. (et même un peu plus...)
Avec ce faible rond de guindant, après étarquage vers un profil plus plat pour être tenable quand ça monte j'ai l'obligation de reculer les bouts de harnais, ce qui est normal pour augmenter la puissance du rappel, mais peut-être aussi parce-que le centre de poussée a lui aussi un peu reculé, bien que le creux en partie réduit soit toujours "bloqué"...
Bref, entre position / profondeur du creux et centre de poussée d'une voile selon son étarquage en fonction des conditions, peut-être y a-t-il aussi des variations en fonction du type et de la conception de la voile ?
Je passe la main aux designers et autres spécialistes en aéro pour éclairer ma lanterne.
Je suis d'autant plus étonné/décu que tu fasses de la Raceboard !
Un slalomeur qui m'aurait écrit: "je vois le creux reculer quand j'étarque..." et qui change de voile si ça monte, j'aurais compris.
Mais toi tu as déjà expérimenté tous les réglages que l'on peut faire sur une voile unique à utiliser sur une grande plage de vent et à toutes les allures. Tu as donc la même problématique qu'un voilier qui cherche à otimiser sa voilure avant de devoir changer:
- près petit temps: creux moyen, centré sur la voile et chute tendue pour avoir de l'appui pour caper
- largue petit temps: creux maxi, centré et chute tendue pour un max de puissance
- près médium: voile assez plate pour le cap, creux tiers avant et chute moyennement tendue
- largue médium: creux prononcé pour la puissance, centré/tiers avant pour l'équilibre, chute qui commence à ouvrir pour la vitesse
- près brise: creux mini et avancé pour l'équilibre dans les rafales, chute qui ouvre légèrement pour évacuer le trop plein
- largue brise: creux moyen et tiers avant, chute qui ouvre généreusement pour libérer la sortie du flux et favoriser l'accélération (= réglage typique de la voile de slalom)
A savoir que quand on tire à l'écoute (au wish) sans changer le réglage d'amure, on aplatit la voile et en même temps on retend la chute. Donc à ne pas faire avant un bord de largue.
Sur une voile au creux bloqué par des cambers ou des lattes forcées profilées (fines à l'avant/plus épaisses à l'arrière), le fait de tirer sur l'écoute va plus aplatir l'arrière de la voile que l'avant. Même si le profil global s'aplatit, la seule partie creuse sera le long du mât, donc, proportionnellement, on avance le creux.
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